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  L'eau - L'assainissement

La commune de Luc sur Mer fait partie du syndicat mixte d'assainissement de la Côte de Nacre pour la dépollution des eaux usées qui sont dirigées vers la station d'épuration de Bernières-sur-mer (voir ci-après).
De nombreux travaux ont été réalisés sur le réseau d'assainissement qui est maintenant, sur la majeure partie de la commune, de type séparatif (séparation des eaux usées et des eaux pluviales).

Station d'épuration de la Côte de Nacre

- la construction de la Station d'épuration de la Côte de Nacre :

Dès 1989, débutaient les premières réunions de concertation pour la construction d'une station d'épuration.
En 1992 le Syndicat mixte d'assainissement de la côte de nacre est créé et comprend 7 communes : Courseulles-sur-Mer, Bernières-sur-Mer, Saint-Aubin-sur-Mer, Langrune-sur-Mer, Luc-sur-Mer, Douvres-la-Délivrande et Cresserons.

Une étude sur les courants maritimes mit en évidence un problème de mauvaise dilution des eaux traitées et proposa plusieurs points de rejet possibles. C'est le rejet en mer qui offrait le meilleur compromis.
Restait alors le choix du point de rejet entre Luc sur Mer à 5.5 km, Saint Aubin à 3.5 km et Courseulles à 2.5 km. Ce dernier étant le moins éloigné est retenu et a déterminé le lieu d'implantation de la future station d'épuration.

En mars 1995, l'autorisation préfectorale est délivrée après enquête publique, les travaux allaient pouvoir commencer !
En 1996 et 1997, les travaux de canalisation sont réalisés. Cependant, les aléas ont retardé la réalisation de la station. En effet, la découverte d'une villa gauloise sur le site ont fait glisser le calendrier de quelques mois.
La construction de la station sur les communes de Bernières et de Courseulles n'a pu commencer qu'en avril 1998 pour se terminer en décembre 1999. L'exploitation de la station est assurée par la Lyonnaise des Eaux.

- le fonctionnement de la station d'épuration :

Dimensionnée pour traiter les effluents urbains de 7 communes dont 5 communes littorales, la station d'épuration est d'une capacité de 97 000 équivalent-habitants (compte tenu de la saisonnalité).

Les eaux usées collectées dans les communes sont dirigées dans le bassin de reprise générale (de façon gravitaire ou par pompage). Quand le débit des effluents est trop important pour la station d'épuration, les eaux usées (ou effluents) transitent par des bassins tampon. Il existe 7 bassins tampons sur les communes du syndicat dont 3 sont situés à Luc sur Mer :
- Ancienne station d'épuration de Luc (derrière le Complexe sportif le long du chemin piétonnier)
- Bassin situé à la Brèche Marais (croisement de l'avenue Pierre Laurent et la rue Aristide Briand)
- Bassin situé au Bout Varin proche de Douvres la Délivrande

- le prétraitement :

Les eaux usées brutes vont subir un prétraitement mécanique par un dégrillage (pour ôter les éléments les plus volumineux), un désablage et un dégraissage afin d'optimiser le traitement biologique qui va suivre.

- le traitement biologique :

Le traitement des eaux usées urbaines est basé sur le principe de l'épuration biologique : ce sont des bactéries qui vont éliminer la pollution de l'eau (la pollution étant un nutriment pour ces bactéries).

Bassin combinéCe traitement se déroule en deux phases et dans le même bassin (bassin combiné) :

- En périphérie du bassin, de l'air est apporté aux bactéries qui vont alors consommer la pollution carbonée (il s'agit de la phase aérobie du traitement, de l'oxygène est alors apporté mécaniquement par turbocompresseur).
- Ensuite, au centre du bassin, il n'y a plus d'apport d'oxygène et les bactéries , pour pouvoir respirer, vont alors récupérer l'oxygène contenu dans les nitrates, NO3, en les décomposant (il s'agit de la phase anaérobie).


ClarificateurAprès le traitement biologique dans le bassin combiné, les effluents sont dirigés vers le clarificateur. Dans ce second bassin, les bactéries qui se sont développées et qui se sont agglomérées (on emploie le terme de "floculation") vont alors décanter.

On récupèrera donc
- les "boues" dans le fond du clarificateur (elles seront réintroduites dans le bassin combiné)
- l'eau épurée par le haut du clarificateur.

- le traitement des boues :

Les traitements biologiques sont générateurs de "boues".
En effet, comme les bactéries ont une bonne alimentation, elles se multiplient, et, pour bien piloter la station d'épuration, il faut en garder une juste quantité (ni trop, ni trop peu). Les boues récupérées dans le fond du clarificateur ne sont donc pas réintroduites en totalité dans le bassin combiné : une partie (bactéries en surnombre) est prélevée pour élimination.
Ces boues en excès sont centrifugées pour en ôter un maximum d'eau et sont ensuite chaulées pour être valorisées en agriculture par épandage (ce sont de bons amendements organiques).

Une expérience est en cours pour un Compostage en tunnel avec des déchets verts broyés.

- le traitement final des effluents avant rejet en mer :

Générateur d'ozoneEn sortie du clarificateur, l'eau épurée subit un traitement complémentaire dit traitement tertiaire (généralement réservé au traitement de l'eau potable).
Ce traitement tertiaire comprend une filtration sur sable couplée avec une ozonation. Cela permet une sécurité supplémentaire pour la salubrité du littoral.
L'eau rejetée par la station a un taux d'épuration de 90 %.

- le rejet final :

A l'issue du traitement tertiaire, les effluents sont dirigés vers un bassin réalisé pour optimiser les rejets en fonction des marées. Ces effluents sont contrôlés quotidiennement par les techniciens du site.

Le rejet se fait gravitairement dans la fosse de Bernières à 15 mètres de profondeur et à 2,5 km du littoral.